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Dans la peau d’un finisher de GravelMan.

Aujourd’hui, Rémy, nous raconte son expérience sur le gravelman series-Flanders avec plus de 350 kilomètres au compteur !

Quel type d’entrainement tu as fait pour préparer ce gravelman ? Principalement des entrainements fonciers / endurance, sur des sorties régulières entre 6 et 8h aussi bien en route qu’en Gravel. Il est nécessaire d’enchainer les heures de selle et d’apprendre à gérer ses efforts. Par exemple ne pas monter trop vite les bosses, ou ne pas rouler trop vite sur le plat, il faut savoir lisser l’effort sur le long terme pour avoir de l’énergie le plus longtemps. Pourquoi tu as participé à cet évènement sportif ? Pour le défi personnel , en étant en autonomie complète , et voir les limites du corps , physiques et mentales. Roulant très souvent en Belgique je connaissais déjà les Monts des Flandres, c’était l’occasion de les redécouvrir à travers un circuit Gravel qui empruntait différent types de chemins ( route – pavés – sentiers – champs ) Quel matériel tu as utilisé pour ce type d’épreuve ? J’ai utilisé un Specialized CruX S-WORKS (c’est un cadre d’origine utilisé pour le cyclocross que j’ai upgradé en version Gravel) Pneus de 38mm, monoplateau de 44 dents avec une cassette 10-50 dents qui permet de passer l’essentiel des difficultés que l’on peut rencontrer sur des circuits Gravel. A « nu » le vélo complet pèse 7.3kg , une fois chargé des sacoches ( nourriture / textile de rechange / éclairages / kit réparation ) et bidons remplis , le poids était d’environ 14kg Comment s’est déroulé ton périple ? Tout s’est très bien passé, la première partie du circuit jusqu’au km 230 était plutôt très roulante, ce qui n’est pas pour me déplaire, j’ai profité un maximum de la lumière du jour pour rouler en limitant les arrêts . Une fois le Mur de Grammont passé, la nuit est tombée, j’ai enchaîné les plus grosses difficultés du parcours, Koppenberg , Paterberg , Taienberg , Mont Saint Aubert . C’est un autre type d’effort durant la nuit , il faut rester concentré pour ne pas partir à la faute dans les chemins , bien positionner ses roues dans les ornières , le tout avec une visibilité peu confortable Vers Minuit, un souci de batterie power bank cassée, m’a contraint à m’arrêter chez l’habitant afin de recharger mes éclairages et mon Garmin pour la navigation. Reparti 1h30 plus tard j’étais sur le retour en France par les derniers secteurs de Paris Roubaix, pour terminer l’épreuve au Vélodrome de Roubaix . 0° de température au compteur , un brouillard épais recouvrait les pavés du Carrefour de l’Arbre , il était 3h du matin Une belle balade à vélo terminée en 355km , 3400m de D+ , 22km/h de moyenne pour 15h40 d’effort d’une seule traite

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